Comme l’ARBUE, l’ONU propose des solutions vertes pour l’eau

Dans un nouveau rapport « LES SOLUTIONS FONDÉES SUR LA NATURE POUR LA GESTION DE L’EAU », l’ONU propose des solutions vertes pour l’eau, au lieu des solutions grises (constructions d’usines en béton de traitement d’eau potable ou d’eaux usées).

Ces solutions ont été proposées au Forum mondial de l’eau de Brasilia :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/03/22/la-nature-pour-sauver-l-eau_5274732_3232.html

http://www.liberation.fr/futurs/2018/03/19/des-solutions-vertes-pour-mieux-repondre-aux-besoins-en-eau_1637203

http://www.unesco.org/new/fr/natural-sciences/environment/water/wwap/wwdr/2018-nature-based-solutions/

L’exemple de New-York est cité : « Depuis deux décennies, la municipalité de New York a développé une politique originale de protection des trois bassins versants qui alimentent la ville et ses 8,5 millions d’habitants: elle participe à des programmes de préservation des forêts et rémunère des agriculteurs pour leurs bonnes pratiques, moins polluantes. Résultat: New York «reçoit une des eaux les plus propres des Etats-Unis», selon Richard Connor, tout en économisant 300 millions de dollars par an sur son traitement. »

L’ARBUE propose ce type de solutions vertes l’eau potable du Grand Lyon, de Villefranche et de toute la France. L’association s’oppose à la politique actuelle basée essentiellement depuis 50 ans sur les solutions grises (le béton) : captage de l’eau dans des zones polluées, construction d’usines de traitement d’eau potable, concentration des eaux usées par des réseaux étendus et grosses stations grises de traitement (très partiel) de l’eau. Cette politique a eu un coût faramineux avec un faible résultat sur l’amélioration de la qualité de l’eau. Par exemple, à Villefranche-sur-Saône, l’ARBUE a estimé un gaspillage d’argent public de 50 millions d’euros pour 50 000 habitants, soit 1 000 euros jetés par la fenêtre par habitant seulement pour les eaux usées, et encore beaucoup plus si on compte l’eau potable : https://eaubeaujolais.wordpress.com/2017/04/08/50-millions-deuros-gaspilles-sur-lassainissement-de-lagglo-de-villefranche/

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Solution pour l’eau du Grand Lyon

L’ARBUE préconise une solution simple pour l’eau du Grand Lyon : capter l’eau distribuée dans des zones protégées des pollutions. Un aménagement adapté du territoire permet de choisir des zones de production d’eau potable autour et au-dessus de Lyon. Ces « territoires bleu-vert » seront également de hautes qualités environnementales avec protection de l’environnement naturel, de la biodiversité, et une qualité de vie élevée pour ses habitants. L’alimentation gravitaire, et le minimum de traitement de l’eau nécessaire pour la rendre potable, permettront d’économiser de l’énergie, et même d’en produire par turbinage.

Une fois cette organisation du territoire faite, l’eau captée sera propre sans polluants pour toujours. L’investissement est donc à amortir sur des centaines ou des milliers d’années. Par exemple, la ville de New-York a fait cet investissement il y a plus de 100 ans. A l’époque, les ingénieurs français de l’eau étaient béats d’admiration et d’interrogation : « Mais pourquoi font-ils de tels travaux? » Aujourd’hui les 8,5 millions d’habitants de l’agglomération de New-York sont contents de ne pas boire les polluants du fleuve Hudson.

Ces zones protégées seraient des territoires sans aucun usage de pesticides, avec le minimum de rejets d’eaux usées même traitées (en cas de rejet indispensable, par exemple pour une habitation très isolée, le traitement ira jusqu’aux charbons actifs), sans aucune industrie ou activité susceptible de polluer l’eau.

Gh. de Marsily, professeur de l’université Paris VI et membre de l’Académie des Sciences, a calculé que 6 % du territoire national était suffisant pour alimenter toute la France en eau de qualité sans polluants, et beaucoup moins que 6 %  si on équipe le haut des bassins-versants de petites retenues collinaires (impact écologique réduit). Article en pages 85-88 du lien. Quand on sait que les forêts couvrent 32 % de la France, les surfaces toujours en herbe 18 %, les surfaces sans utilisation 9 %, les surfaces cultivées 35 % (dont agriculture bio 3 %) et les surfaces artificialisées 6 %, on voit que la création de ces zones protégées pour le Grand Lyon, le département du Rhône, et même toute la France, est possible s’il y a une volonté politique.

Où pourraient être situées ces zones protégées, appelées « parcs hydrogéologiques » par Gh. de Marsily ? Dans les grandes plaines et plateaux autour de Lyon, ou dans les reliefs des Alpes, du Jura ou du massif central. L’agriculture devant être entièrement biologique, les agriculteurs « bio » devront venir à l’intérieur des zones et les agriculteurs utilisant des produits chimiques artificiels en partir. Cela a déjà été fait pour développer l’agriculture intensive avec le remembrement. L’état pourrait donc le faire une deuxième fois pour fournir de l’eau sans polluants aux Français de manière éternelle. Lors du grenelle de l’environnement, cette idée a été appelée : « Remembrement à finalité environnementale ».

A part la montagne, ces territoires bleu-vert n’existent pas actuellement.  Un délai de plusieurs dizaines d’années est nécessaire pour un captage effectif d’une eau non polluée.

Un exemple de réalisation est Lyon à l’époque romaine, où des aqueducs amenaient de l’eau gravitairement au sommet de la colline de Fourvière en provenance de zones naturelles. Serions-nous incapables de faire ce que les romains ont fait il y a 2000 ans ? Ils ne buvaient pas l’eau en provenance du Rhône et de la Saône, pourtant sans micropolluants à l’époque.

Liste des 40 polluants de l’eau du Grand Lyon

Cette liste est provisoire et partielle. En effet, de nombreux autres polluants (substances médicamenteuses…) ont été détectés dans l’eau du robinet distribuée, mais le Grand Lyon refuse de donner les analyses et les noms des polluants.

Liste des 40 polluants du réseau d’eau potable du Grand Lyon (puits de Crépieux-Charmy et distribution de 1,1 millions d’usagers), dont 13 pesticides et 17 Perturbateurs Endocriniens (PE) d’après TEDX.

  • aluminium (PE, ARS nourrice de Charmy = 2000 ng/l le 18/02/2013
  • atrazine (PE, pesticides, ARS nourrice de Charmy le 06/11/2013)
  • atrazine déséthyl (PE, pesticides, ARS nourrice de Charmy le 06/11/2013)
  • atrazine déisopropyl déséthyl (PE?, ARS nourrice de Charmy le 05/05/2014)
  • bromoforme (toujours présent)
  • benzo (a) pyrène (PE, HAP, VEOLIA 2 ngl en 2006)
  • cadmium (PE, métaux lourds, AERMC 1000 ng/l)
  • carbon tetrachloride (PE, solvants chlorés, VEOLIA 100 ngl en 2006, AERMC  = 2000 ngl le 26/11/1991)
  • chloroforme (PE, solvants chlorés, ARS = 500 ng/l eau distribuée, AERMC = 1100 ng/l)
  • chlorométhane (ARS Crépieux = 1000 ng/l)
  • chrome (PE, métaux lourds, ARS nourrice de Charmy = 200 ng/l le 18/02/2013, ARS Crépieux = 7200 ng/l le 17/07/2013, AERMC 10000 ng/l le 08/06/1990)
  • dalapon (pesticides, ARS nourrice de Charmy le 18/02/2013)
  • dibromomonochlorométhane (toujours présent)
  • dichloroéthane 1,2 (solvants chlorés, rapport BURGEAP mai 2001)
  • dichloromonobromométhane (toujours présent)
  • diisooctylphtalate (PE?, robinet SUEZ à Rillieux-la-Pape = 281 ng/l le 03/04/2013 )
  • endrine aldehyde (PE?, pesticides, ARS nourrice de Charmy le 18/02/2013)
  • ester d’acide phtalic (PE?, plastifiants, robinet SUEZ à Rillieux-la-Pape = 115 ng/l le 03/04/2013 )
  • fludioxonil (PE, pesticides, ARS Crépieux = 7 ng/l le 02/01/2014)
  • fluoranthène (PE, HAP, ARS Lyon = 27 ng/l le 08/08/2017 dans l’eau distribuée)
  • fluorène (PE, HAP, ARS Lyon = 9 ng/l le 08/08/2017 dans l’eau distribuée)
  • galaxolide (PE, robinet SUEZ à Rillieux-la-Pape = 80 ng/l le 03/04/2013 )
  • glufosinate-ammonium (pesticides, ARS nourrice de Charmy le 19/08/2013)
  • haloxyfop-éthoxyéthyl (pesticides, ARS nourrice de Charmy le 18/02/2013)
  • hydrazide maleique (pesticides, ARS nourrice de Charmy le 18/02/2013)
  • hydrocarbures dissous (VEOLIA 70000 ng/l en 2006)
  • lambda-cyhalothrin (PE, pesticides, ARS nourrice de Charmy le 18/02/2013)
  • méfénoxam (pesticides, ARS Crépieux)
  • mercure (métaux lourds, AERMC 100 ng/l le 10/08/1989)
  • naphtalène(PE, ARS Lyon = 16 ng/l le 08/08/2017 dans l’eau distribuée)
  • nickel (métaux lourds, ARS nourrice de Charmy = 4600 ng/l le 05/08/2013)
  • phénanthrène (PE, HAP, ARS Lyon = 110 ng/l le 08/08/2017 dans l’eau distribuée)
  • salicylate (PE?, ARS Crépieux= 110 ng/l le 01/10/2013)
  • simazine (PE, pesticides, ARS Crépieux = 5 ng/l le 01/10/2013)
  • tétrachloroéthylène (solvants chlorés, ARS Charmy = 4000 ng/l en juillet 2000, 1500 ng/l le 05/08/2015, ARS Vénissieux = 1100 ng/l le 03/12/2009 dans l’eau distribuée)
  • trichloroéthane-1,1,1 (solvants chlorés, VEOLIA = 700 ngl en 2006, ARS = 650 ng/l à Vénissieux le 03/12/2009)
  • trichloroéthane-1,1,2 (solvants chlorés, ARS nourrice de Charmy = 990 ng/l le 19/08/2014)
  • trichloréthylène (solvants chlorés, rapport BURGEAP mai 2001, AERMC = 2000 ng/l e 19/02/1998)
  • xylène (PE, BTEX, ARS Saint-Didier)
  • 2-éthyl 6-méthylaniline (pesticide métolachlore, ARS nourrice de Charmy le 18/02/2013)

Refus de communication des analyses des polluants de l’eau du robinet de Lyon

Suite à la publication des listes des polluants et des Perturbateurs Endocriniens dans l’eau du Rhône, sachant que 88% de l’eau captée vient du Rhône, la question est bien sûr de savoir quels sont les polluants et PE présents dans l’eau du robinet de plus d’un million d’usagers du Rhône.

De nombreuses analyses ont été réalisées par le Grand Lyon et lors de campagnes nationales (résidus pharmaceutiques, composés alkyls perfluorés en 2011…).  La communication publique des résultats d’analyses est quasi nulle. Rien lors des campagnes nationales (l’ARBUE a passé beaucoup de temps pour essayer d’obtenir les analyses, sans aucun résultat). Le Grand Lyon a réalisé quelques analyses en 2012 et 2016. Lors de l’analyse de 2012, 25 polluants ont été détectés. En 2016, des substances médicamenteuses ont été détectées dans l’eau distribuée du Grand Lyon. Au total lors de l’analyse de 2016, 37 polluants ont été détectés dans l’eau captée de Crépieux-Charmy : surtout des substances médicamenteuses et des pesticides, mais aussi « composés liés à l’activité humaine » (bisphénol A ou perfluorés ou perchlorates) et des contaminants industriels.

D’autres polluants de l’eau du Grand Lyon sont déjà connus  : les solvants chlorés probablement depuis les années 60, les HAP, les métaux lourds, le diisooctylphtalate et galaxolide.

L’association ARBUE, membre de la CCSPL du Grand Lyon, a donc demandé le 16 octobre 2016 la communication des résultats des analyses de l’eau distribuée dans le Grand Lyon, ainsi que des rapports d’études. Malgré de nombreuses relances, le Grand Lyon n’a apporté aucune réponse jusqu’au 13 novembre 2017. La réponse a été un refus total de communication des documents, avec les raisons suivantes : « ces analyses existent mais trop volumineux et complexe à sortir », les rapports d’études demandés n’existent pas.

Ce refus de communication de documents administratifs publics est illégal. L’ARBUE envisage donc un recours devant la CADA pour les obtenir  http://www.cada.fr/le-recours-devant-la-cada-en-cas-de-refus,70.html Pour cela nous avons besoin du soutien des usagers du Grand Lyon : pétition en prévision.

48 perturbateurs endocriniens dans le Rhône en amont des captages d’eau potable du Grand Lyon

 

Ci-dessous la liste des 48 Perturbateurs Endocriniens détectés dans le Rhône en amont des captages d’eau potable du Grand Lyon

Cette liste a été obtenue en croisant la liste des polluants du Rhône en amont de Lyon avec la liste des perturbateurs endocriniens du site http://www.endocrinedisruption.org/  (en cliquant sur le nom du potentiel perturbateur endocrinien, on obtient les références des articles scientifiques justifiants l’inscription du polluant dans la liste).

  • bisphénol A
  • benzo (a) pyrène
  • fluoranthène
  • fluorène
  • phénanthrène
  • dioctyl phthalate, DEHP
  • decabromodiphenyl ether, BDE209, retardateur de flamme bromé
  • formaldéhyde
  • alachlore
  • acetochlore
  • aminotriazole
  • atrazine
  • atrazine-déséthyl
  • atrazine-déisopropyl
  • carbendazime
  • carbofuran
  • chlortoluron
  • cyprodinil
  • dicamba
  • diclofop methyl
  • dichlorprop
  • diuron
  • glyphosate
  • isoproturon
  • mecoprop
  • metolachlor
  • piperonil butoxide
  • propamocarb
  • propoxur
  • simazine
  • terbuthylazine
  • terbutryne
  • benzo (b) fluoranthène
  • MTBE (methyl tertiary butyl ether)
  • tributylphosphate
  • PCB
  • chloroforme
  • ethylbenzène
  • hexachlorobenzène
  • nonylphénols
  • octylphénols
  • naphtalène
  • toluène
  • xylène
  • triclosan
  • aluminium
  • cadmium
  • chrome

Certains Perturbateurs Endocriniens vont donc se retrouver dans l’eau du robinet bue par plus d’un million d’habitants du Grand Lyon (16 PE déjà détectés : benzo (a) pyrène, fluoranthène, fluorène , phénanthrène, naphtalène, atrazine, atrazine déséthyl, lambda-cyhalothrin, fludioxonil, simazine, xylène, aluminium, cadmium, chrome, chloroforme, carbon tetrachloride).

Cela est inquiétant car d’après le Réseau Environnement Santé (RES) :

« Avec les Perturbateurs Endocriniens, ce n’est pas la dose qui fait le poison. Ne serait-ce que parce que leurs effets peuvent être plus forts à faible dose qu’à forte. Les normes, qui indiquent une dose à ne pas dépasser, sont donc sans effet. On ne gère plus donc ce problème par une notion de dose, mais par une réduction massive de l’exposition de la population.

Ça n’est pas mortel, certes. Du moins pas immédiatement. Mais cette imprégnation par les PE est, en grande partie, responsable de l’explosion d’une kyrielle de maladies chroniques – diabète, obésité -, d’une baisse de la fertilité constatée au niveau mondial, et de troubles de la croissance, y compris intellectuels. À terme, on imagine ce que ça peut donner. »

Plus de 200 polluants en amont de Lyon dans le Rhône qui alimente les captages d’eau potable d’un million d’usagers

Plus d’un million d’habitants de la métropole du Grand Lyon boivent l’eau en provenance du champ captant de Crépieux-Charmy, alimenté principalement par l’eau du fleuve Rhône. L’eau distribuée est brute sans aucun traitement (à part l’ajout de chlore). En 2006, d’après les rapports du Grand Lyon,  93 % de l’eau du Grand Lyon provenait de Crépieux-Charmy, soit 1 100 000 habitants consommant une eau en provenance du fleuve Rhône.

La qualité de l’eau du robinet du Grand Lyon est donc dépendante de l’eau du Rhône. Les stations de mesure de la qualité les plus proches sont situées à Jons et à St-Sorlin.

Voici la longue liste des pesticides, des perturbateurs endocriniens et des autres polluants détectés dans le Rhône par les analyses officielles du réseau européen RCS-RCO (Réseau de Contrôle de Surveillance et Réseau de Contrôle Opérationnel).

Pesticides :

Aclonifen : traces en 2015

Alachlore : max 60 ng/l le 16/05/1997. Produit de dégradation jamais analysé dans l’eau du Rhône : ALACHLOR ESA (10 à 100 fois le pesticide initial en général).

Acétochlore : traces le 03/06/2008, produits de dégradation non analysés (10 à 100 fois le produit brut)

Aminotriazole : nombreuses détections, max 590 ng/l le 04/03/2008, 6 fois la norme de l’eau potable (100 ng/l)

AMPA (produit de dégradation du glyphosate) : nombreuses détections, max 510 ng/l  le 14/12/2004, 5 fois la norme de l’eau potable, 137 ng/l le 24/01/2011 à St-Sorlin

Anthraquinone : 70 ng/l  le 19/11/2003

Atrazine déséthyl (produit de dégradation de l’atrazine) : 170 ng/l  le 13/03/2002

Atrazine : 1400 ng/l  le 19/06/2001, 14 fois la norme de l’eau potable

Atrazine déisopropyl : traces dans l’eau en 2009

Carbendazime : nombreuses détections, max 340 ng/l  le 02/06/2005, 3 fois la norme de l’eau potable

Carbofuran : max 20 ng/l  le 23/05/2007

Chlortoluron : 50 ng/l  le 14/11/2001, 27 ng/l le 27/11/2012, 61 ng/l le 13/11/2012 à St-Sorlin

Cyprodinil : 180 ng/l  le 11/12/2001

Dicamba : 40 ng/l le 30/06/2009

Diclofop méthyl : 590 ng/l  le 18/08/1999, 6 fois la norme de l’eau potable

Dichlorprop : 43 ng/l le 13/11/2014 (St-Sorlin)

Dichlorprop P : 34 ng/l le 13/11/2014 (St-Sorlin)

Dimétachlore : traces le 09/09/2008

Diméthénamide : 50 ng/l, 10 ng/l le 09/06/2015

Dinoterbe : 60 ng/l le 09/12/1998

Diuron : 50 ng/l

Ethofumésate : 110 ng/l

Foséthyl aluminium : 1100 ng/l  le 19/06/2008 (St-Sorlin), 11 fois la norme de l’eau potable, détection en 2015

Glyphosate : max 560 ng/l, 6 fois la norme de l’eau potable, détection en 2015

HCH gamma : 20 ng/l

Hexazinone : 640 ng/l  le 09/05/2006 (St-Sorlin), 6 fois la norme de l’eau potable

Isoproturon : 230 ng/l, traces en 2009, 46 ng/l le 27/11/2012

Mécoprop : 40 ng/l  le 19/07/2006, traces en 2009

Métalaxyl : nombreuses détections, max 60 ng/l

Métazachlore : traces

Métolachlore : nombreuses détections, max 200 ng/l  le 19/06/2001, 2 fois la norme de l’eau potable. 59 ng/l le 09/06/2015. Produits de dégradation jamais analysés dans l’eau du Rhône : METOLACHLOR ESA, METOLACHLOR OXA (10 à 100 fois le pesticide initial en général).

Monolinuron : 30 ng/l

Norflurazon : 280 ng/l  le 19/06/2001

Oxadiazon : 60 ng/l  le 11/05/2005 (St-Sorlin)

Oxadixyl : 130 ng/l le 19/06/2001

Piperonil butoxide : 40 ng/l, traces en 2009

Propamocarb : 27 ng/l le 06/08/2015

Propoxur : traces le 30/06/2009

Propyzamide : traces le 16/02/2009

Simazine : nombreuses détections, max 100 ng/l

Spiroxamine : traces le 30/06/2009

Tébutame : 30 ng/l

Terbuthylazine : 100 n/l

Terbuthylazine déséthyl : traces le 18/08/2009

Terbuthylazine hydroxy : traces en 2008 et 2009

Terbutryne : 40 ng/l

Trichlopyr : traces le 03/12/2008

2 4 MCPA : 35 ng/l le 13/11/2014 (St-Sorlin)

2 6 Dichlorobenzamide : 30 ng/l  le 21/02/2008, détections en 2014 et 2015, produit de dégradation du Dichlobenil

Au total,  49 pesticides différents ont été détectés dans le Rhône par les analyses officielles en amont des captages du Grand Lyon.

 

HAP :

Benzo (a) Pyrène : 6 ng/l  le 23/07/2009 (eau), 8,2 ng/l le 14/06/2012 (eau), 183 µg/kg  le 31/03/2009 (sédiment). En 2006, une analyse de l’eau distribuée chlorée à Lyon donnait une pollution au Benzo (a) Pyrène de 2 ng/l. Cette substance est très cancérigène.

Benzo (b) Fluoranthène : 6,6 ng/l le 27/11/2012

Benzo (a) Anthracène : 6,9 ng/l le 27/11/2012 (sédiments :  177 µg/kg   le 29/09/2015)

Anthracène : 1 µg/kg en 2009 (sédiment)

Fluorène : 10 ng/l  le 09/12/1998 (eau), 73 µg/kg  le 18/08/1999 (sédiment). Le 16/09/2009, une analyse de l’eau du robinet à Lyon donnait une pollution au fluorène de 13 ng/l

Phénanthrène : 20 ng/l  le 26/05/2009 (eau). Le 16/09/2009, une analyse de l’eau du robinet à Lyon donnait une pollution au phénanthrène de 33 ng/l (21 ng/l   le 03/12/2009 à Vénissieux). La concentration au robinet est supérieure car l’eau du Rhône se charge en HAP en traversant les sédiments contaminés. Phénanthrène : max 367 µg/kg  le 18/08/1998 (sédiment). 157 µg/kg   le 31/03/2009 (sédiment)

+ d’autres HAP (16 au total)

Les correspondances entre les pollutions du Rhône aux HAP et les pollutions de l’eau du robinet à Lyon prouvent que les alluvions ne filtrent pas correctement l’eau. De plus, cela est dit clairement par le rapport de l’ARS (ex DDASS 69) de la dernière enquête publique, paragraphe 2.4 Vulnérabilité intrinsèque de la ressource : « Pour mémoire, le rôle de filtre naturel assuré par les alluvions ne joue pas pour les matières dissoutes ».

 

Autres polluants :

BDE209 (Decabromodiphenyl ether), retardateur de flamme bromé  : 38 ng/l dans l’eau le 27/11/2012, plus nombreuses détections dans les sédiments du Rhône, 120 ng/l le 25/05/2015 à St-Sorlin

Chlorure de vinyle (cancérogène, produit de dégradation du PVC) : 290 ng/l le 15/12/2010

Crésol-para : 4145 µg/l    le 25/08/2009

DEHP (dioctyl phthalate ou DOP) : 1800 n/l  le 09/12/2008, 500 ng/l en 2010, 700 ng/l en 2012 (sédiment : 3146 µg/kg   le 31/03/2009)

Naphtalène : 15 ng/l le 21/02/2012 (Eau)

Dibutylétain : 10 ng/l   le 04/03/2008 (eau)

Dibutylétain : 26 µg/kg   le 13/11/2007 (sédiment)

Dioctylétain : 270 ng/l   le 23/09/2005

EDTA : 28000 ng/l le 11/06/2012 (St-Sorlin)

Formaldéhyde : 1 100 ng/l le 14/06/2012

Monobutylétain : 2,7 ng/l le 09/06/2015, traces dans l’eau et les sédiments en 2009

Monooctylétain : 84 µg/l   le 07/01/2009

Monophénylétain : traces  le 07/01/2009

MTBE : 1600 ng/l le 08/10/2015 (eau), 120 µg/kg  le 23/01/2003 (sédiments)

Tributylétain : 20 µg/kg   le 25/04/2006

Trioctylétain

Triphénylétain

Tributylphosphate : 48 ng/l le 14/04/2015 (100 % de quantification en 2015), 90 ng/l   le 31/03/2009

PCB : nombreuses détections en 2009, 2010 et 2012 dans les sédiments (12 PCB détectés au total). Exemple : PCB 153 : 4,3 µg/kg   le 31/03/2009

Trichlorofluorométhane : 0,5 µg/l  le 30/06/2009

Trichlorotrifluoroéthane-1,1,2 : 13 µg/kg  le 11/02/2000 (µg/kg = sédiments)

Dichloréthylène-1,2 : 3 µg/kg   le 11/02/2000

Dichlorobenzène-1,2 : 12 µg/kg  le 03/06/2008

Dichlorobenzène-1,4 : 12 µg/kg  le 03/06/2008

Dichlorophénol-2,5 : 0,13 µg/l  le 14/11/2000

Diméthylphénol-2,4 : 0,08 µg/l   le 14/11/2000

Chloroforme (Trichlorométhane) : 17 µg/l  le 18/12/2006

Ethylbenzène : 4,5 µg/l   le 04/03/2008

Hexachlorobenzène : 5 µg/kg  le 18/08/2000

Isopropylbenzène : 0,4 µg/l  le 04/03/2008

Nitrophénol-2 : 0,1 µg/l   le 14/11/2000

Nonylphénols : 1 µg/l   le 05/05/2004

Octylphénols : 0,2 µg/l   le 23/01/2003

Tétrachloréthylène : 8 µg/l   le 15/10/1994 (eau), 10 µg/kg  le 05/05/2004

Tétrachlorophénol-2,3,4,6 : 75 µg/kg   18/01/1999

Trichloréthane-1,1,1 : 2 µg/l  le 28/02/1994

Trichloréthylène

Trichlorobenzène-1,2,3

Trichlorobenzène-1,2,4

Trichlorobenzène-1,3,5

Toluène

Xylène-ortho

Xylène-para

Xylène-meta (sédiment)

 

Principaux métaux (attention, ces métaux ont probablement une origine naturelle) :

Aluminium : 17000 ng/l le 07/07/2015 (eau)

Antimoine : 1,5 mg/kg en 2009 (sédiment)

Arsenic : 1400 ng/l   le 23/08/2010 (eau), 13 mg/ kg  le 30/06/2009 (sédiment)

Cadmium : 11 ng/l le 14/04/2015 (sédiment : 0,5 µg/kg en 2009)

Chrome : 1000 ng/l le 10/07/2012 (sédiment :  69,6 mg/kg  le 07/01/2009)

Cobalt : 160 ng/l le 19/10/2012

Mercure : 70 ng/l le 27/11/2012 (sédiments : 0,044 mg/kg le 25/08/2009, 0,046 mg/kg le 20/10/2010)

Nickel : 5600 ng/l   le 31/03/2009 (eau), 45,3 µg/kg   le 07/01/2009 (sédiment)

Plomb : 300 ng/l  le 06/10/2009 (eau), 50,6 µg/kg  le 25/08/2009 (sédiment)

Uranium : 1790 ng/l le 07/07/2015, nombreuses autres quantifications, comme les autres métaux, l’uranium peut avoir une origine naturelle (sédiments 2,5 mg/kg le 29/08/2012)

 

Ces matières dissoutes ne sont pas filtrées par les alluvions entre le Rhône et les robinets des usagers (d’après l’ARS). En plus, l’eau captée se charge en nouveaux polluants en traversant les sédiments.

Le Rhône a un débit moyen de 600 m3/s à Lyon, pour un prélèvement pour l’eau potable de 3,3 m3/s (100 000 000 m3/an). Le prélèvement d’eau du Grand Lyon représente 0,55 % du débit du Rhône. Quand le Rhône est pollué par un pesticide à 500 ng/l, cela signifie qu’il transporte 26 kg de pesticides par jour, quantité suffisante pour contaminer l’eau de 1,1 million d’habitants.

Les rapports du site internet de la CIPEL http://www.cipel.org/ donnent de nombreux autres polluants présents dans l’eau du Rhône, du lac Léman et de ces affluents. Nous rappelons que Genève est situé bien en amont de Lyon, et pourtant traite son eau potable par une usine de dépollution.

Dans le Rhône en amont du lac Léman, 117 pesticides, 30 principes actifs pharmaceutiques, 2 agents anti-corrosion et un solvant (1,4 dioxane) ont été systématiquement détectés en 2016 (http://www.cipel.org/wp-content/uploads/2017/07/08_Micropolluants_Rhone_RS_2017.pdf). En 2010, les suisses ont également analysé le Bisphénol A en aval de Genève à la frontière avec la France : 370 ng/l à Chancy (également Triclosan = 15 ng/l, Benzotriazole= 110 ng/l, 4-methyl-benzotriazole = 37 ng/l, 5-methyl-benzotriazole = 32 ng/l).

En France, nous n’avons trouvé aucune analyse des résidus pharmaceutiques  entre la Suisse et Lyon. Les autorités cherchent-elles à cacher la pollution du Rhône? Pourquoi de simples citoyens sont obligés d’établir un bilan des polluants en amont de Lyon, alors qu’en Suisse en amont de Genève ce bilan est facilement disponible sur internet par le lien ci-dessus ?

En aval de Lyon et de la confluence avec la Saône, des analyses ont été réalisées par l’Europe en 2008 (JRS-IES). Sur 36 polluants recherchés, 31 polluants ont été quantifiés (plus mauvais résultat français, pire que la Seine en aval de Paris) : des substances actives médicamenteuses, 6 perfluorés (PE), des pesticides et nombreux Perturbateurs Endocriniens (Bisphénol A avec 64 ng/l, nonyphénol, octylphénol…)

L’analyse de l’eau de Saône a montré une absence de Bisphénol A, on peut donc estimer la concentration de l’eau alimentant les captages du Grand Lyon à 100 ng/l environ de Bisphénol A.

L’ARBUE au salon PRIMEVÈRE : 23 au 25 février à LYON-EUREXPO

http://salonprimevere.org/salon_exposants_arbue

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L’association ARBUE participera au salon PRIMEVÈRE du 23 au 25 février à LYON-EUREXPO. Nous vous invitons à venir sur notre stand pour vous informer ou échanger sur nos objectifs : « L’association milite pour une gestion durable de l’eau afin d’obtenir une eau du robinet saine et sans perturbateurs endocriniens, ni polluants cancérogènes. Elle préconise le captage de l’eau potable dans des zones protégées des pollutions avec une alimentation gravitaire sans consommation d’énergie, d’où un minimum de traitement. Elle s’oppose aux collectivités qui font boire aux usagers de l’eau contenant des perturbateurs endocriniens en provenance des cours d’eau pollués »