Nous sollicitons tous les élus concernés pour qu’ils usent de leur pouvoir et de leur influence afin que la CAVIL engage les mesures nécessaires pour assurer aux citoyens une eau, non seulement conforme aux normes, mais réellement sans danger pour la santé. Le code la santé publique (CSP) précise clairement que l’eau distribuée doit « ne pas nuire à la santé ». L’étude réalisée par WWF et publiée sur 3 pages dans le Patriote Beaujolais confirme nos inquiétudes : la potabilité de l’eau distribuée n’est pas assurée.
On sait que l’eau ne présente que rarement un risque de toxicité aiguë, mais peut comporter des risques de toxicité chronique. Il n’est pas raisonnable (et contraire au CSP) de s’abriter derrière des normes qui ne prennent pas en compte un grand nombre de polluants chimiques et ignorent complètement les effets croisés des polluants entre eux (effet cocktail). Il n’est pas admissible de jongler avec les normes pour pouvoir distribuer une eau que les analyses déclarent non potable (distribution sans dérogation pour des teneurs en pesticides en dépassement, révision à la hausse de la norme pour les solvants chlorés en 2003, mélange d’eaux diversement polluées pour passer en dessous des normes sans diminuer la pollution globale).
Devant l’inaction des pouvoirs publics ou les mesures dilatoires (études à répétition financées par la CAVIL sans résultat probant sur la pollution), le Collectif Beaujolais des Usagers de l’Eau, soucieux de faire cesser une situation si dangereuse pour la santé de la population, lance cet appel commun aux élus pour une action décisive de la CAVIL. Monsieur Perrut, maire de Villefranche, sollicité le 23 mai 2011 de porter plainte contre x pour mettre un terme à la présence, constatée depuis des années, de solvants chlorés dans l’eau potable distribuée, a indiqué que cette requête relevait de la CAVIL.
Nous lançons donc un appel solennel aux élus des conseils municipaux de la CAVIL et aux maires des communes concernées afin qu’ils exigent de la CAVIL deux actions :
- Porter plainte contre x afin de mettre un terme à la présence, constatée depuis des années, de solvants chlorés dans l’eau potable distribuée. Le principe « pollueur payeur » doit être appliqué et les consommateurs ne doivent pas payer pour d’autres sur leur revenu et leur santé.
- Protéger davantage les champs captants par des périmètres de sécurité plus larges et plus draconiens, et programmer leur déplacement, plus au nord à l’abri des pollutions multiples (pesticides, activités industrielles, activités commerciales, circulation routière, etc…). Le principe de précaution doit s’appliquer.
Nos citoyens seront naturellement tenus informés des prises de positions et des démarches de nos élus suite à notre appel.
Le Collectif Beaujolais des Usagers de l’Eau
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